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dimanche 26 avril 2009

Haïti/Construction Route Cayes-Jérémie/ « Pour la première fois dans ce pays, la rivière Glace aura un pont ! »

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Le ministre Jacques Gabriel (assis à gauche) et Cezar Uzeda (assis à droite), représentant de la firme Constructora AOS
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Le Premier ministre Michèle Duvivier Pierre-Louis serrant la main d'un représentant de la firmee de supervision
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Igor Kipman, Ambassadeur du Brésil
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Cezar Uzeda, rerpésentant de la Constructora AOS
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Gilles Rivard, Ambassadeur du Canada
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«Pour la première fois dans ce pays, la rivière Glace aura un pont !»
Par cette expression le Premier ministre Michèle Duvivier Pierre-Louis, à la signature du contrat, a exprimé sa grande satisfaction en tant que jérémienne.
Lisez l'article suivant du journal Le Nouvelliste.
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Haïti: Signature de l'accord pour la construction de la route Cayes Jérémie
Par Cyprein L. Gary, Le Nouvelliste, 23 avril 2009
Le Ministre des Travaux publics, l'ing. Jacques Gabriel et le représentant principal de la Firme internationale brésilienne, Consrutora OAS Ltd, Cezar Uzeda, ont paraphé jeudi l'accord de construction de l'axe Cayes/Jérémie, la Route Nationale # 7, au cours d'une cérémonie tenue au local du ministère des Tracaux publics, Transports et Communication (MTPTC) en présence du Chef du gouvernement, Mme Michèle Duvivier Pierre-Louis, de l'ambassadeur du Brésil, Igor Kipman, de l'ambassadeur du Canada, Gilles Rivard, du représentant de la BID en Haïti, Philippe Dewez, de parlementaires et maires de la Grand'Anse.
D'un coût total de 94 982 895,39 dollars, les travaux de construction de la Route Nationale # 7 (81 km) débuteront en juillet prochain et dureront 30 mois. Les fonds pour financer ce projet viennent du Canada (75 millions de dollars canadiens, soit 60 millions de dollars US), la BID (25 millions de dollars US) et l'Etat haïtien. Les travaux, consisteront à la préparation, au terrassement, au drainage et assainissement, au revêtement de chaussée en béton bitumeux et à la signalisation.
Si le contrat d'exécution a été confié à la firme brésilienne Construtora OAS Ltd, les 13 premiers kilomètres, soit le tronçon reliant la ville des Cayes à Camp-Perrin, seront réalisés par le Centre National des Equipements (CNE). La supervision des travaux sera assurée par deux firmes étrangères : La firme Louis Berger INC (division caribéenne) basée à Panama et la Tecsult International Limitée, basée à Montréal Canada.
Avec la cérémonie de signature, c'est une étape importante qui vient d'être franchie dans la réalisation de ce projet qui tient à coeur toute la communauté grand'anselaise, le gouvernement haïtien et les bailleurs de fonds. Tous les intervenants à cette cérémonie ont mis en relief la nécessité de cette entreprise dont l'objectif principal est de favoriser le développement de la Grand'Anse et le Sud par le désenclavement de certaines régions.
« C'est un grand jour pour le département de la Grand'Anse et le département du Sud parce c'est un rêve caressé depuis de nombreuses années qui va être réalisé », a indiqué le représentant de la BID en Haïti, Philippe Dewez. Il a insisté pour que, dès l'entame de la construction de la route, des mesures de protection environnementale soient prises, notamment dans le département de la Grand'Anse, pour assurer une certaine pérennité à l'ouvrage.
« L'expérience que nous avons faite dans beaucoup de pays nous a appris qu'à partir du moment qu'une route devient plus accessible , l'on commence à couper des arbres et à dégrader l'environnement », a fait remarquer M. Dewez qui a entretenu les autorités locales de la nécessité d'assurer l'entretien des routes.
A cet effet, il rappelé la mauvaise expérience des bailleurs qui, après avoir débloqué des fonds pour la construction d'une route, se retrouvent quelques années plus tard dans l'obligation de refinancer ces mêmes infrastructures parce qu'elles n'ont pas été entretenues. Fort de cela, il a conseillé aux responsables haïtiens d'augmenter la contribution du Fonds d'Entretien Routier. Quant à la BID, Philippe Dewez promet que cette institution va administrer les fonds alloués à ce projet de façon à s'assurer que la supervision fasse son travail et qu'aucun contrat additionnel ne s'ajoute à celui déjà signé.
« Il n'y aura aucun dollar supplémentaire qui va être payé pour cette route qui doit être réalisée dans le cadre du budget préalablement assigné. Donc, c'est une responsabilité forte pour la BID, les firmes de supervision, le MTPTC et même pour les populations bénéficiaires de veiller à la bonne utilisation de ces fonds », prévient le représentant de la BID.
L'ambassadeur du Canada, M. Gilles Rivard, a concédé que la cérémonie du jour est le fruit d'un long travail entamé depuis la visite du Premier ministre canadien en Haïti, Stephen Harper, il y a deux ans pour une rencontre avec le président Préval. A ce moment, le chef d'Etat haïtien avait formé le voeu que le Canada puisse être associé à la construction de la route Cayes /Jérémie et nous avons décidé d'y investir 75 000000 dollars canadiens rappelle le diplomate canadien, ajoutant que cet engagement (75 millions de dollars) est le plus important du Canada pour une initiative ou un projet de toute la coopération canadienne à travers le monde.
Igor Kipman, l'ambassadeur du Brésil n'a pas caché sa satisfaction devant, ce qu'il appelle, l'accouchement de ce bébé. Car, précise-t-il, cette signature vient neuf mois après la finalisation de l'appel d'offres. Neuf mois de négociations et de discussions parfois difficiles entre les 4 partenaires de cette entreprise à savoir : la Construtora OAS, la BID, l'Agence canadienne de développement international (ACDI) et le MTPTC, a précisé le diplomate brésilien apparemment satisfait de l'aboutissement de ce processus.
Plusieurs raisons expliquent cette satisfaction, souligne l'ambassadeur du Brésil.
Premièrement, la présence de l'OAS comme la première représentante du secteur privé brésilien en Haïti pour construire la route nationale # 7.
Comme deuxième raison de sa satisfaction, Igor Kipman s'est dit réjoui que ce soit l'OAS qui arrive en Haïti en premier parce que c'est une des plus importantes entreprises dans le domaine de la construction civile au Brésil. Elle est présente dans plusieurs pays de l'Amérique latine et en Afrique. Pour débuter ses travaux dans la Caraïbe, l'OAS a choisi Haïti.
Troisièmement, le représentant du géant de l'Amérique du Sud considère la présence de l'OAS en Haïti comme une fenêtre qui s'ouvre sur le secteur privé brésilien. « J'espère que l'OAS va attirer la présence d'autres entreprises brésiliennes qui viendront investir en Haïti, créer des emplois et améliorer le pouvoir d'achat de la population » souhaite Igor Kipman.
Prenant la parole à son tour, le sénateur de la Grand'Anse, Andris Riché se félicite que ce projet se réalise au moment où Mme Michèle Duvivier Pierre-Louis, Grand'Anselaise elle aussi, est à la tête du gouvernement. Il loue la contribution des parlementaires de la Grand'Anse, particulièrement Michel Clérié dans l'avancement de ce projet. Il remercie chaleureusement les bailleurs de fonds, le gouvernement haïtien et leur promet l'assurance de l'entretien de la route.«
Un défi politique et technique à relever ». C'est ainsi que le ministre des Travaux publics, Jacques Gabriel entrevoit la réalisation de la Nationale # 7 que réclame à corps et à cri toute la Grand'Anse.
« L'acte que nous poserons dans quelques minutes, ce jeudi 23 avril 2009, scellera, dans le réel, la décision qui doit conduire définitivement au désenclavement de la Grand'Anse en particulier de son chef lieu, Jérémie, et des communes avoisinantes », soutient le titulaire des Travaux publics précisant que la déserte routière en plus de celles maritime et aériennes facilitera la mise en valeur des richesses latentes de la Grand'Anse et ouvrira la voie, grâce au tourisme local, à une meilleure connaissance de la presqu'île du Sud.
Par rapport aux remarques du représentant de la BID concernant la nécessité de mesures environnementales pour protéger la route, Jacques Gabriel a cherché à rassurer les bailleurs que le MTPTC, à travers une unité spécilaisée, accompagnera ce projet. Le ministre a fait part de son intention d'associer le ministère de l'Environnment à ce qui va se faire à ce sujet sur la route nationale # 7.
Originaire de Jérémie, le Premier ministre Michèle Pierre-Louis se rappelle avec peine son premier voyage sur la route Jérémie/Port-au-Prince qui a duré de 6 h am à minuit alors qu''elle n'avait que 5 ans à cette époque.
«Plus récemment, j'ai dû passer à peu près 14 heures sur cette route alors que la rivière Glace était en crue et qu'il fallait attendre de l'autre côté que les eaux baissent pour passer de gué», a raconté le chef du gouvernement pour signifier l'importance de la cérémonie du jour pour le Sud et la Grand'Anse.
«Pour la première fois dans ce pays, la rivière Glace aura un pont» a ajouté plus loin la locataire de la Villa d'Acueil misant sur l'entretien et la protection de l'environnement pour garantir une certaine pérennisation de cet ouvrage qui a nécessité de grandes largesses des bailleurs.
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mercredi 4 mars 2009

Gonaïves, déjà oubliée !

Par Claude Gilles, Le Nouvelliste, 3 mars 2009
gonaibo73@yahoo.fr


Aux Gonaïves, le Centre national des équipements (CNE) a plié bagage au moment où la ville martyre est de nouveau à l'épreuve des averses. Jacques Gabriel, le ministre des Travaux publics, a pu apaiser la colère du sénateur Youri Latortue, qui exprimait l'angoisse de ce qui reste des 300 000 riverains traumatisés et affligés.
« Le président René Préval a annoncé le 1er janvier dernier que les travaux de nettoyage s'intensifiaient dans les rues des Gonaïves ainsi que dans les rivières limitrophes. Et voilà, le Centre national des équipements (CNE) a plié bagage », se lamente le sénateur Youri Latortue. Lors d'une séance de travail convoquée par la ''Commission Travaux publics'' du Sénat avec le ministre Jacques Gabriel, le chef de file de Latibonit an aksyon - une organisation régionale devenue Ayiti en aksyon -, ennuyé comme la pluie, a exprimé l'angoisse de ses mandants à l'approche de la prochaine saison cyclonique. Déjà, les activités scolaires et commerciales tournaient, lundi, au ralenti aux Gonaïves en raison de la montée des eaux provoquée par des pluies qui se sont abattues pendant une quinzaine de minutes sur la ville.
« La récente montée des eaux inquiète la population traumatisée par les dégâts causés par les meurtriers et dévastateurs cyclones Jeanne et Hanna », a dit le sénateur Latortue. Dans le cadre du programme de fonds d'urgence lancé après le passage des cyclones et ouragans de l'été dernier, a rappelé le parlementaire, quelque 60 millions de dollars de matériel ont été achetés pour renforcer la capacité d'intervention de la compagnie de l'Etat haïtien. « Six mois après le vote par le Parlement d'une loi sur l'état d'urgence, se désole Youri Latortue, les résultats ne sont pas palpables. »
Situation complexe
Anxieux de voir que les efforts de son administration pour débarrasser les Gonaïves des millions de mètres de cube de boue laissés par les intempéries de septembre dernier sont banalisés par les parlementaires, le ministre Jacques Gabriel a annoncé la reprise des travaux avant la fin du mois. Le matériel du CNE, dit-il, a été déplacé afin de réaliser des travaux dans d'autres régions du pays. Les techniciens de cette compagnie d'Etat haïtien seront de nouveaux à pied d'oeuvre pour élargir, entre autres, la rivière La Quinte, qui n'arrive pas à contenir les trombes d'eau. Des drains situés à l'entrée principale de la ville seront aussi remis en état, selon le ministre Jacques Gabriel. Plus de 242 millions de gourdes seront décaissées pour réaliser les travaux nécessaires à l'assainissement et à la protection de la ville contre les intempéries de la prochaine saison cyclonique.
« C'est une situation complexe », a concédé le ministre des Tavaux publics. Plus les techniciens enlèvent les tonnes de boue, plus les rues sont encombrées par les amas de déchets retirés dans les maisons. Les flottes du CNE, explique le ministre, arrivent difficilement à fonctionner dans la ville depuis que la circulation a été reprise.
Port-au-Prince, aussi vulnérable
Les récentes pluies qui s'abattent sur la capitale haïtienne s'annoncent inquiétantes. Certaines rues de la zone métropolitaine sont encore jonchées de tonnes d'alluvions drainées par les eaux pluvieuses du week-end dernier. « La situation pourrait être pire, si nous n'avions pas démarré les travaux de curage avant les récentes festivités carnavalesques », a dit le ministre à des journalistes agressifs, outrés à la limite. A chaque zone inondée, il fallait que Jacques Gabriel trouve une explication.
A Clercine, limitrophe de l'aéroport international Toussaint Louverture, il faut, en effet, rouler en jeep pendant quelques minutes afin de traverser les quelques mètres d'un marécage. « Là-bas, c'est une situation particulière. Le canal qui traverse une partie du site de l'aéroport est obstrué et les eaux arrivent de Corail (NDLR : sur la route de Frères) », a conclu le ministre. « Fallait-il que les pluies s'abatîssent sur la ville pour que vous vous rendiez à l'évidence? », s'interroge un journaliste accrédité au Parlement.
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mardi 10 février 2009

Haïti/MTPTC/"Le Ministère des Travaux Publics, Transports et Communications doit être repensé", Jacques Gabriel

Le ministre des Travaux publics, Jacques Gabriel
(Photo: Francis Concite, Le Nouvelliste, 9 février 2009)

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Par Dieudonné Joachim, Le Nouvelliste du 9 février 2009

djoachim@lenouvelliste.com


Le ministère des Travaux publics, Transport et communications (MTPTC), en charge d'une dizaine d'institutions autonomes dont le Conseil national des Télécommunications (Conatel) et l'Electricité d'Haïti (EDH), tel qu'il est aujourd'hui mérite d'être repensé, estime le titulaire de cette institution, Jacques Gabriel qui s'exprimait, ce lundi au Centre de d'Information et de Communication publique.



« Nous sommes en train de métamorphoser un certain nombre de services au sein MTPTC et ceci dans le cadre du renforcement institutionnel avec des fonds mis à ma disposition. Nous allons vers une réorganisation interne de l'institution, sans négliger les directions départementales », a annoncé l'ingénieur Gabriel qui a fait savoir que les fonds du Fonds d'entretien routier (FER) seront utilisés efficacement dans l'amélioration du réseau routier.



Les 60 millions de dollars, dans le cadre du programme d'urgence, évoqués la semaine dernière par le premier sénateur de l'Artibonite, Youri Latortue ont été dépensés selon la loi et les pièces justificatives sont la pour aider le Sénat à effectuer son travail de supervision. Selon Jacques Gabriel ce montant est destiné à l'acquisition d'équipements de travaux publics pour les dix départements du pays, une sorte de CNE départemental.



Jacques Gabriel a souligné que le budget des organismes autonomes sous tutelle , dont le Conseil national des Télécommunications (Conatel), la Centrale autonome métropolitaine d'eau potable (Camep), le Service maritime de navigation d'Haïti (Semanah), l'Office national de l'aviation civile (Ofnac), Autorité Aéroportuaire nationale (AAN), le Bureau des mines et de l'Energie (BME), l'Electricité d'Haïti (EDH) , sont inclus dans celui du MTPTC. Il rappelle que la plus grande part de ce budget provienne de bailleurs de fonds internationaux (BID, AFD, USAID....)



Dans le budget du Programme d'urgence, 644 436 556, 87 dollars ont été alloués au MTPTC, à date le montant total des dépenses s'élève à 512 785 517 gourdes même si la totalité a déjà été engagée. Du total 273 700 000 gourdes sont réservées à l'amélioration du réseau électrique.



Le ministre annoncé l'érection de la Direction Nationale de l'eau potable et de l'Assainissement avec dix directions départementales. Cette entité qui remplacera bientôt, le Service nationale d'eau potable (SNEP) et la centrale autonome métropolitaine d'eau potable (CAMEP), a été créé par une loi déjà votée au Parlement haïtien sera promulguée par l'exécutif et publié au journal officiel Le Moniteur.



Jacques Gabriel a confié que le projet dit de maillage routier qui vise à connecter les principales villes du pays ne sera pas discontinué. Ainsi la route Cayes-Jérémie sera réhabilitée avec le début des travaux cette année. Le tronçon Mirebalais se reconstruit par la firme italienne Ghella. Le ministre qui a rappelé la construction de plusieurs ouvrages provisoires a également informé des travaux divers aéroports et dans des ports de cabotages disséminés a travers le pays.
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L'article ci-dessus provient du lien ci-dessous:

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