jeudi 30 décembre 2010

Agir pour reconstruire Port-au-Prince

Source: lenouvelliste.com, 17 décembre 2010


Reconstruire en mieux la ville de demain. Tel est l'objectif d'un plan local d'urbanisme dont la présentation du diagnostic territorial a eu lieu ce vendredi au Ritz Kinam, à Pétion-Ville. Un projet d'une importance capitale pour l'avenir de la ''République de Port-au-Prince'', puisqu'il définira comment sera aménagé l'espace communal pour les années à venir, en anticipant le développement socio-économique de la ville et en protégeant le milieu environnemental.

Haïti: Dans le contexte de la reconstruction de la République d'Haïti, le Conseil municipal de Port-au-Prince a donné mandat au Centre haïtien de recherche en aménagement et en développement (CHRAD) pour élaborer un document de vision, un schéma de cohérence territoriale de la région métropolitaine et un plan local d'urbanisme de la commune de Port-au-Prince. De ce fait, le diagnostic du Plan local d'urbanisme (PLU) de la région métropolitaine de Port-au-Prince réalisé au cours des cinq derniers mois a été présenté ce vendredi à une pléiade de personnalités de différents secteurs afin d'avoir une vision de la ville du Port-au-Prince d'aujourd'hui pour pouvoir dégager les orientations et les priorités pour l'avenir.

A travers une analyse détaillée, les intervenants ont évoqué les différentes caractéristiques communales tant au niveau de l'économie que de l'habitat ou encore de l'environnement. Ce diagnostic est un élément obligatoire dans la démarche PLU et constitue la première partie du rapport de présentation.

La mise au point de ce projet local tient compte des stratégies engagées à l'échelle supracommunale sur la base de diagnostic régional. La stratégie de planification de l'échelle globale à l'échelle locale, de la région métropolitaine à la commune de Port-au-Prince jusqu'au centre-ville est incontournable. Elle permet de mieux appréhender le projet de reconstruction d'une ville grâce à de nouveaux outils de planification dont le schéma de cohérence territorial (SCT) est en substitution au schéma directeur (SD), le plan d'urbanisme en remplacement du plan d'occupation du sol (POS).

Le président du conseil d'administration du CHRAD, Jean Lucien Ligondé, a, dans son discours de circonstance, estimé que cette démarche, de l'échelle locale à l'échelle globale, se fixe deux principaux objectifs. Il s'agit de redonner de la cohérence à des entités urbaines qui, en se développant, risquent de se disperser et de penser à des projets expansibles à différentes échelles.

Pour M. Ligondé, la reconstruction d'une région ou d'une ville est une opportunité favorable à l'émergence de nouvelles entreprises et à la création d'emplois. "Aujourd'hui, urbaniser c'est attirer les investissements et multiplier les activités afin de promouvoir la croissance économique ; de tester la capacité du produit-projet à s'insérer dans le marché local national, régional et mondial ; de tendre vers la valorisation foncière et immobilière, mais aussi de valoriser les infrastructures naturelles telles que les bords de mer", a dit le numéro un du CHRAD en présence de l'argentier de la République, Ronald Baudin ; du ministre des Travaux public, Jacques Gabriel ; de la mairesse adjointe de Port-au-Prince, Nadège Augustin ; de l'ingénieur-architecte Elisabeth Coicou ; de l'économiste Yolande B. Eugène ; du Dr en génie électrique spécialisé, François Rigaud ; du socilogue Vernet Larose, pour ne citer que ceux-là.

Il faut dire que la démarche méthodologique adoptée dans le cadre de cette étude est basée sur une approche participative et analytique qui permet aux acteurs de la région d'approprier le projet de reconstruction. La concertation s'appuie spécifiquement sur une approche holistique intégrant toutes les dimensions du développement humain durable, à savoir les facteurs économiques, sociopolitiques, culturels, environnementaux et technologiques. Sans oublier les opportunités et les menaces qui constituent des facteurs externes qui peuvent soit propulser le développement, soit le ralentir si aucune mesure n'est prise.

Pour sa part, l'édile titulaire de Port-au-Prince, Jean-Yves Muscadin Jason, a indiqué que le projet de construction via le diagnostic vise à résoudre les enjeux majeurs qui se posent à Port-au-Prince. Ce projet répond aussi à la volonté d'action exprimée par le Conseil municipal et nécessitera un engagement soutenu, d'une part, de son outil de travail, les services municipaux et, d'autre part, la signature avec le gouvernement central d'un pacte de relance pour la ville sur une période de 12 ans. Ce pacte engagera réciproquement la ville et le gouvernement central sur un programme pluriannuel de développement social urbain en y associant d'autres partenaires et plus particulièrement les villes jumelées à Port-au-Prince.

A quoi voulons-nous réellement que ressemble la capitale d'Haïti et que voulons-nous qu'elle devienne ? a interrogé le maire Jean-Yves Muscadin Jason. Il a rappelé que pour le Conseil municipal, il n'est pas question de reproduire à Port-au-Prince l'anarchie dont les quartiers et leurs habitants sont aujourd'hui victimes. Il s'agit bien au contraire d'exploiter au maximum les chances qui se présentent pour répondre aux enjeux de développement urbain durable de la capitale d'Haïti.

"Agir passionnément pour reconstruire Port-au-Prince. C'est pour moi la plus belle des ambitions inscrites au coeur même des principes politiques qui m'animent, mais aussi redonner à mes concitoyens le plaisir de vivre dans leur ville d'origine ou d'accueil, leur redonner confiance, leur redonner enfin la fierté et la joie d'être citoyens de Port-au-Prince", a-t-il poursuivi.

Un projet aussi vaste et ambitieux que l'élaboration d'un plan local d'urbanisme concerne tous les citoyens et les acteurs d'une commune. C'est pourquoi il nécessite l'implication de chacun, à chaque instant de la procédure, pour en assurer le succès. Les choix proposés seront ainsi soumis à la plus large concertation, l'objectif n'étant pas uniquement d'informer les habitants de Port-au-Prince de l'état d'avancement du projet, mais également de les associer aux réflexions, de leur permettre de donner leurs opinions.
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Site Web du CHRAD: chradhaiti.org

dimanche 10 octobre 2010

dimanche 12 septembre 2010

Haïti/Un Arrêté présidentiel déclare d’utilité publique une partie de la ville de Port-au-Prince

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Est déclaré d'Utilité Publique, à Port-au-Prince, le quadrilatère limité au Nord par la rue des Césars, au Sud par la rue St Honoré, à l'Est par la rue Capois et à l'Ouest par le rivage de la mer.


RENÉ PRÉVAL PRÉSIDENT
Vu les articles 35.1, 36, 36.5, 52.1, 136, 159, 234 et 253 à 258 de la Constitution ;
Vu la Loi du 28 juillet 1927 sur les reprises des biens donnés à bail ou indûment occupés par les particuliers ;
Vu la Loi du 29 mai 1963 adaptant celle du 22 juillet 1937 et établissant des règles spéciales relatives à l'habitation et à l'aménagement des Villes et Campagnes en vue de développer l'urbanisme ;
Vu la Loi du 3 septembre 1979 sur la déclaration d'Utilité Publique et les servitudes ;
Vu la Loi du 5 septembre 1979 accordant à l'État le droit de pénétrer provisoirement sur les propriétés en vue de faciliter l'exécution de certains travaux urgents d'intérêt général ;
Vu la Loi du 5 septembre 1979 sur l'expropriation pour cause d'Utilité Publique ;
Vu la Loi du 10 février 1998 déclarant d'Utilité Publique la zone d'extension Nord de Port-au-Prince ;
Vu le Décret 12 octobre 2005 sur la Gestion de l'Environnement ;
Considérant la nécessité d'un nouvel aménagement du centre-ville de Port-au-Prince suite au séisme du 12 janvier 2010 ;
Considérant la nécessité de réorganiser spatialement la région métropolitaine de Port-au-Prince ;
Considérant que l'État a pour obligation de relocaliser les Institutions Publiques ;
Considérant la nécessité pour l'État de disposer de terrains suffisants pour réaliser cette relocalisation et ce nouvel aménagement ; qu'il y a lieu de déclarer d'Utilité Publique certaines surfaces localisées au centre-ville de Port-au-Prince ;
Sur le rapport des Ministres de l'Intérieur et des Collectivités Territoriales, de la Justice et de la Sécurité Publique, de l'Économie et des Finances, des Travaux Publics, Transports et Communications, de la Planification et de la Coopération Externe, de la Culture et de la Communication, de l'Environnement, du Tourisme ; et après délibération en Conseil des Ministres


ARRÊTÉ

Article 1.- Est déclaré d'Utilité Publique, à Port-au-Prince, la surface délimitée au Nord par la rue des Césars, au Sud par la rue St Honoré, à l'Est par la rue Capois et à l'Ouest par le rivage de la mer.
Les terrains retenus dans le cadre de cet Arrêté serviront à l'aménagement du nouveau centre-ville de Port-au-Prince et à la relocalisation des Institutions Publiques.

Article 2.- Dès la publication du présent Arrêté, tous travaux de construction, de percement de route, de lotissement ou autre exploitation du sol, ainsi que toute transaction ou aliénation immobilière sont et demeurent interdits sur toute l'étendue de l'aire définie en son article 1er.

Article 3.- Pour toute propriété retenue dans le cadre du projet, objet du présent Arrêté, l'expropriation des propriétaires détenteurs de titres légaux justifiant leur droit légitime d'occupation ou la reprise des biens donnés à bail par l'État ou occupés indûment se fera conformément aux dispositions des Lois du 5 septembre 1979 sur l'expropriation pour cause d'Utilité Publique et du 28 juillet 1927 sur les reprises des biens donnés à bail ou indûment occupés par les particuliers.

Article 4.- La commission d'expertise prévue par les dispositions de la Loi du 5 septembre 1979 sur l'expropriation pour cause d'Utilité Publique sera immédiatement activée à l'effet de recueillir les informations et évaluation nécessaires pour une indemnisation juste et équitable dans le strict respect des droits des propriétaires à exproprier.

Article 5.- Dans un délai de quinze (15) jours, à compter de la date de la publication du présent Arrêté, les propriétaires fonciers et les détenteurs de bail dans l'aire susmentionnée déposeront, pour les suites nécessaires, au local provisoire de la Direction Générale des Impôts au numéro 62 de l'Avenue Christophe, leurs titres de propriété et tous documents justifiant leurs droits d'occupation.

Article 6.- Le présent Arrêté, qui entre immédiatement en vigueur, sera imprimé, publié et exécuté à la diligence des Ministres de l'Intérieur et des Collectivités Territoriales, de la Justice et de la Sécurité Publique, de l'Économie et des Finances, des Travaux Publics, Transports et Communications, de la Planification et de la Coopération Externe, de la Culture et de la Communication, de l'Environnement, du Tourisme ; chacun en ce qui le concerne.

Donné au Palais National à Port-au-Prince, le 2 septembre 2010, An 207e de l'Indépendance

Par
Le Président René PRÉVAL
Le Premier ministre Jean-Max BELLERIVE
Le Ministre de l'Intérieur et des Collectivités Territoriales Paul Antoine BIEN-AIMÉ
Le Ministre de la Justice et de la Sécurité Publique Paul DENIS
Le Ministre de l'Économie et des Finances Ronald BAUDIN
Le Ministre des Tavaux Publics Transports et Communications Jacques GABRIEL
Le Ministre de la Planification et de la Coopération Externe Jean Max BELLERIVE
Le Ministre de la Culture et de la Communication Marie Laurence JOCELYN LASSEGUE
Le Ministre de l'Environnement Jean Marie Claude GERMAIN
Le Ministre du Tourisme Patrick DELATOUR
Le Ministre du Commerce et de l'Industrie Josseline COLIMON FETHIERE

mercredi 8 septembre 2010

Haïti-après séisme/dossier La Presse de Montréal

Amies et amis internautes,

Voici le lien vers le dossier de la Presse. Vous y trouverez reportages, analyses, vidéos, photos, etc.:
Haïti - après séisme/dossier La Presse.

Haïti - après séisme/ Le bâtiment de l'INAGHEI

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INAGHEI après le séisme du 12 janvier 2010, Photo: Andrew Berends
Source: cyberpresse, 29 mars 2010




L'Institut national de gestion et des hautes études internationales, INAGHEI, de Port-au-Prince se serait bien comporté durant le séisme, selon ce que rapportait cyberpresse le 29 mars 2010. L'agrandissement et la construction d'une nouvelle aile avaient été supervisés par la firme montréalaise SNC-Lavalin.

Séisme en Haïti: le génie québécois a aussi tremblé

Source: cyberpresse, 27 mars 2010

Philippe Mercure et Hugo de Grandpré
La Presse

Devant l'École d'agronomie et de médecine vétérinaire de Damien, près de Port-au-Prince, une dizaine d'étudiants sont assis dans l'herbe, l'air de s'ennuyer. Ils n'ont rien à faire: leur école est fissurée de partout et il est dangereux d'y entrer.
Les dortoirs sont endommagés et ne leur inspirent pas confiance. Alors ils dorment à la belle étoile, sur le terrain de basketball, en attendant une éventuelle reprise des cours.

Les plans initiaux du bâtiment ont été dessinés par un architecte montréalais, Guy de Varennes. Lorsqu'est venu le temps d'agrandir l'école, ce sont encore des architectes québécois, ceux de BBGL International (une firme aujourd'hui fusionnée avec la firme ABCP) qui ont dessiné les plans. Et c'est le bureau haïtien de la firme SNC-Lavalin, LGL SA, qui a supervisé la construction de cet agrandissement.

Un mois après le tremblement de terre du 12 janvier, l'école était si endommagée qu'elle attendait d'être démolie.


Le cas n'est pas unique. Le mois dernier, La Presse s'est rendue en Haïti pour tenter de répondre à une question: les bâtiments auxquels des firmes québécoises ont travaillé ont-ils mieux ou moins bien résisté au séisme du 12 janvier que les autres immeubles?

Après l'examen d'une demi-douzaine de constructions à forte contribution québécoise, le bilan est mitigé.

Série de facteurs

Certains immeubles, comme l'Hôpital de la communauté haïtienne (également une réalisation de BBGL International et de LGL SA) ou l'Institut national de gestion et des hautes études internationales ont admirablement tenu le coup.

D'autres, comme l'Institut de la Francophonie pour la gestion dans la Caraïbe, se sont effondrés. Cet effondrement a même coûté la vie à au moins trois étudiants et à un professeur, selon l'Agence universitaire de la Francophonie, propriétaire de l'immeuble.

L'ambassade canadienne a quant à elle subi de lourds dommages. L'architecte Michel Gallienne, qui en a fait les plans, est néanmoins soulagé de voir que l'immeuble est resté debout. «Je suis assez satisfait de cela parce que, dans la zone de l'ambassade, il y a eu beaucoup de dégâts. Ça montre que les calculs des ingénieurs étaient bons», dit-il.

Dans l'ensemble, toutefois, force est de constater que les immeubles auxquels ont travaillé les Québécois n'ont pas mieux résisté que les autres.

Des sept immeubles à forte contribution québécoise dans la région de Port-au-Prince, quatre ont subi d'importants dommages ou se sont effondrés, tandis que les trois autres ont tenu le coup (voir autre texte).

Dans les circonstances, toutefois, il est impossible d'accuser qui que ce soit d'avoir mal fait son travail.

D'abord, de l'architecte à l'ouvrier qui prépare le ciment en passant par le superviseur de chantier et le client qui a mal défini ses exigences, la liste des responsables potentiels est longue.

Il y a aussi le séisme lui-même, un événement exceptionnel d'une puissance destructrice peu commune.

«Les conséquences étaient absolument imprévisibles», juge l'architecte Michel Gallienne, qui a travaillé avec LGL SA à la supervision du projet de l'école de médecine vétérinaire de Damien.

«Un séisme d'une telle ampleur! Même chez nous, pas mal de choses tomberaient par terre, j'en suis assez sûr», ajoute-t-il.

L'exemple du récent tremblement de terre au Chili, qui a libéré 500 fois plus d'énergie que celui d'Haïti a tué 700 personnes, comparativement à plus de 200 000 en Haïti, montre toutefois qu'un autre coupable se cache sous la tragédie haïtienne.

«C'est bien simple. L'immense différence, c'est le code du bâtiment», a récemment déclaré à La Presse le sismologue à la retraite Reynald Du Berger.

«Le fait qu'il n'y ait pas de code national du bâtiment et les conséquences que ça entraîne, c'est un constat qui a été fait depuis longtemps en Haïti», dit aussi Bernard Chancy, directeur de SNC-Lavalin en Haïti.

Faute de normes haïtiennes, SNC dit avoir toujours appliqué les normes canadiennes en Haïti (voir à ce sujet notre dossier de lundi prochain sur la reconstruction d'Haïti et le code du bâtiment).

Des questions

Les firmes québécoises sont d'ailleurs loin d'être les seules à avoir été mises à l'épreuve lors du séisme du 12 janvier. Du palais national à l'hôtel Montana en passant par bon nombre d'immeubles ministériels, de banques et d'écoles, de nombreuses autres constructions majeures ont subi de lourds dommages. Plusieurs avaient été conçues ou construites par des firmes étrangères.

Les ingénieurs de chez nous tentent actuellement de comprendre ce qui a pu clocher dans les bâtiments qui ont mal résisté. Le bureau haïtien de SNC-Lavalin a dû fournir des explications à son client concernant l'écrasement de l'Institut de la Francophonie pour la gestion dans la Caraïbe.

«On est en train d'examiner ce qui s'est passé pour donner une explication au client, qui est l'Agence (universitaire) de la francophonie. Dans ce cas, on nous a clairement demandé d'expliquer ce qui s'est passé», dit Bernard Chancy.

Même si personne ne lui a demandé d'explication, SNC se penche aussi sur le cas de l'ambassade canadienne. Selon la porte-parole Gaëlle Delaquis, 50% du bâtiment a subi des dommages; un mois après le séisme, environ 30% de la superficie était encore inutilisable.

«On est en train de comprendre. Et ensuite, on va expliquer», promet Bernard Chancy.

Michel Gallienne, lui, demeure convaincu du bon travail des firmes québécoises. «Ça a sûrement été fait au meilleur des connaissances de tout le monde, dit-il. Personne n'a lésiné sur rien.»
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Lire aussi:

SNC-Lavalin appliquait les normes canadiennes, cyberpresse, 29 mars 2010

Haïti-après séisme/Bulletins de nouvelles LGL S.A.

Amies et amis internautes,

Bien que les bulletins datent de quelques mois, il est bon d'en prendre connaissance.
Il y aura toujours une leçon à en tirer...

  1. Flash LGL S.A. /Bulletin no. 1 , 1er février 2010, 4 pages.
  2. Flash LGL S.A. /Bulletin no. 3 , 23 mars 2010, 4 pages.

mardi 24 août 2010

Le pire embouteillage de l'histoire





Sources: yahoo et Aol News.


1) Yahoo

Le pire embouteillage de l'histoire
La période estivale est traditionnellement le théâtre d'embouteillages dits " monstres " sur le réseau routier français. Rassurez-vous ! Il y a (bien) pire ailleurs, vraiment, vraiment pire !

L'histoire se passe en Chine, le pays de tous les superlatifs : 100 kilomètres de bouchons depuis 9 jours. Des milliers d'automobilistes coincés depuis parfois plusieurs jours dans leur voiture ! Cela se passe sur la bien nommée Voie Rapide (ah, ah, ah !) Nationale 100 qui relie Pékin à la ville de Zhangjiakou.

Les autorités chinoises ont prévenu tout le monde : l'embouteillage devrait encore durer plusieurs semaines, la faute à des travaux d'aménagement de l'axe routier en question.

Cet embouteillage hors normes fait toutefois le bonheur de certains. Les habitants des villes et communes situées le long de l'embouteillage ont ainsi vite saisi l'opportunité et ont installé de petits kiosques qui vendent de la nourriture et des boissons aux conducteurs.

F.G.

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2) Aol

100-KM Traffic Jam in China Enters Its 9th Day
CBC News

A nine-day traffic jam in China is now more than 100 kilometres long and could last for weeks, state media reported Monday.

Thousands of trucks en route to Beijing from Huai'an in the southeast have been backed up since Aug. 14, making the National Expressway 100 impassable, Xinhua News reported.

A spokesman for the Beijing Traffic Management Bureau reportedly told China's Global Times newspaper that the backup was due to "insufficient traffic capacity ... caused by maintenance construction."

The construction is scheduled to last until Sept. 13.

Stranded drivers appear to have few options when it comes to dealing with the jam.

At least some drivers have complained that roadside vendors have increased their prices to take advantage of the traffic jam. One truck driver said he bought instant noodles from one vendor for four times the original price.

Another driver, Wang, told Xinhua he'd been stuck in the traffic jam for three days and two nights.

"We are advised to take detours, but I would rather stay here since I will travel more distance and increase my costs," Wang said.

This is not the first time the highway has faced such congestion.

A similar backup in July kept traffic to a crawl for nearly a month, Xinhua reported.


jeudi 19 août 2010

Liquéfaction de certains dépôts de sol au cours d'un séisme


Préambule.-
Au cours d’un séisme, la vibration du sol peut entraîner une perte de résistance ou de rigidité des couches (fondation) de sol situées sous les ouvrages civils. Les conséquences immédiates sur ces ouvrages sont:
  • Mouvement important des bâtiments (rotation, tassement, effondrement).
  • Subsidence (affaissement généralisé sur une grande superficie) du sol.
  • Glissement de terrain.
  • Perte de stabilité de murs de soutènement.
  • Rupture de pentes dans les ouvrages en terre.
  • Liquéfaction du sol (peut être présente dans certains de cas ci-dessus.)
  • et ainsi de suite.

La liquéfaction est donc l’un des processus par lesquels le sol de fondation conduit à des désordres. La liquéfaction est un phénomène associé principalement, mais pas exclusivement aux sols saturés sans cohésion. La liquéfaction du sol est observée dans la plupart des séismes importants.

Avant de fournir quelques notions plus techniques permettant de comprendre un peu le phénomène de liquéfaction, nous allons d'abord présenter un vidéo et quelques images dans le cas du séisme de Niigata, au Japon en 1964.



Mentionnons en passant que le phénomène de liquéfaction peut se manifester (et s'est manifesté le 12 janvier 2010) lors d'un séisme affectant certaines régions d'Haïti telles que: Léogâne, Port-au-Prince, le littoral entre Léogâne et Port-au-Prince, etc. Une étude sérieuse devrait être entreprise pour identifier avec plus de précision les zones où se situent les couches de sols liquéfiables en Haïti.



La liquéfaction du sol au cours du tremblement de terre de Niigata au Japon en 1964.-



Il s'agit du premier cas de liquéfaction retentissant dans le monde.

Nous avons trouvé sur le Web le vidéo ci-après sur la liquéfaction des sols réalisé au cours du séisme de Niigata, Japon en 1964:

  1. Copie 2 (son et image) / Niigata (1964)/Liquéfaction-2, sbrujic, 11 janvier 2010, 3 min, 55 sec.
  2. Copie 1 (image)/Niigata (1964)/Liquéfaction-1, dohdohtt, 12 août 2007, 3 min 55 sec

Les images qui suivent illustrent les dégâts causés par la liquéfaction durant le séisme de Niigata (1964).

Les dépôts de sols au vieux Niigata sont susceptibles de se liquéfier, tandis que ceux du nouveau Niigata ne le sont pas.

Figure 1.- Rotation de plusieurs blocs d'appartements dans le vieux Niigata au cours du séisme en 1964

Source: Winterkorn and Fang (1975)



Figure 2a.- Rotation d'un bloc d'appartements dans le Vieux Niigata au cours du séisme de 1964.


Source: Finn, Troisième conférence canadienne sur le Génie sismique, 1979, p. 96




Figure 2b.- Important bâtiment fondé sur pieux, situé dans le Vieux Niigata, mais non affecté par la liquéfaction au cours du séisme de 1964, ni dans sa structure, ni dans ses fondations.


Source: Finn, Troisième conférence canadienne sur le Génie sismique, 1979, p. 105




Figure 3a - Une vue d'avion du Nouveau Niigata immédiatement après le séisme de 1964 et non endommagé par le séisme.

Source: Finn, Troisième conférence canadienne sur le Génie sismique, 1979, p. 102





Figure 3b.- Une vue des dommages dans une rue du Vieux Niigata immédiatement après le séisme de 1964

Source: Finn, Troisième conférence canadienne sur le Génie sismique, 1979, p. 102




Figure 3c.- Relation entre l'âge géologique d'un dépôt de sable et sa densité (ou son indice des vides)


Source: Finn, Troisième conférence canadienne sur le Génie sismique, 1979, p. 103



Sur la figure 3c, on voit que plus le dépôt de sable est âgé, plus il est dense (masse volumique su sol sec élevée, indice des vides faible).

On a constaté que les alluvions de sable et les remblais hydraulique déposés depuis les travaux de restauration de Meiji à la fin du 19e siècle, se sont tous liquéfiés au cours du séisme de 1964 à Niigata. Les dépôts de sable plus âgés à Niigata ne se sont pas liquéfiés. Les figures 3a et 3b illustrent les deux situations à Niigata. La figure 3a montre le vieux Niigata après le séisme où aucun dommage n'est apparu. La figure 3b montre le nouveau Niigata où, pendant le séisme, le sol s'est liquéfié, et la rue est sous un mètre de sable liquéfié.

Il a été démontré que plus le dépôt d'alluvions est vieux, plus élevée est sa résistance à la liquéfaction. C'est ce qu'illustre la figure 3c qui provient d'une étude du chercheur japonais Tohono (Tohno (1975), cité par Finn dans les comptes rendus de la 3e conférence canadienne sur le génie parasismique). La figure 3c montre un accroissement dans la densité (ou une diminution dans l'indice des vides) des jeunes dépôts Holocène jusqu'aux très vieux dépôts de l'ère Tertiaire. Ces accroissements de densité peuvent se détecter par une augmentation des valeurs de l'indice de pénétration standards N. Nous reviendrons dans un autre article sur ce point.


Figure 4a.- Un bassin de traitement des eaux usées flottant sur sa fondation liquéfié au moment du séisme de Niigata (1964).



Source: Prakash (1979), Soil Dynamics




Figure 4b.- Une automobile se noie dans le sol liquéfié au cours du séisme de Niigata (1964)

Source: Prakash (1979), Soil Dynamics




La manifestation la plus courante de la liquéfaction durant le séisme.-
Le sable donne l’impression de bouillir en surface et un mélange de sable et d’eau sort en jets, tels des geysers ou des petits volcans en différents points de la surface.

Explication simplifié et rapide du phénomène.-
Les vibrations du sol lâche, saturé d’eau de la nappe phréatique, font que les particules solides ont tendance se rapprocher (tendance à la densification); alors l’eau du sol subit une augmentation de pression; cette pression interstitielle additionnelle repousse les grains solides jusqu’à défaire leurs contacts: alors le dépôt de sol en question «bout» et un mélange de grains et d’eau sort à la surface du dépôt en jets (comme un geyser).

Quelques considérations plus techniques:
Principe de Terzaghi: σ = σ’ + u

Loi de Coulomb (résistance au cisaillement): τf = (σ – u) tan φ’

Durant le séisme, σ reste constant, u augmente, donc σ’ peut diminuer jusqu’à s’annuler. Alors, la résitance (au cisaillement) du sol devient nulle.


Aperçu sur le cas d'Haïti: séisme du 12 janvier 2010.

Je n'ai pas encore eu la chance de visiter Haïti après le séisme. Je me fie donc aux témoignages de collègues ingénieurs civils, de chercheurs qui ont visité les lieux et qui ont collaboré à la rédaction de rapports techniques sur les dégâts causés par le séisme. Il faut noter que la liquéfaction est peu documentée et pas toujours convenablement expliquée. De plus, il y aurait des témoignages de gens (non spécialistes) qui étaient sur les lieux, par exemple, le phénomène de geyser (liquéfaction) à Léogane mentionné dans les nouvelles à la télé selon ce que m'avait rapporté un collège géotechnicien comme moi qui ne connaît Haïti que par des amis et les médias. Ces témoignages de profanes ont circulé sur le Web dans les jours qui ont suivi le séisme, mais nous n'avons pas pu les repérer sur la toile quelque six mois plus tard. Aussi, nous demandons au lecteur qui disposerait de photos prises au cours du séisme dans la zone côtière située entre la baie de Port-au-Prince et Petit-Goâve, incluant donc Martissant, la zone dite des Rails, Côte-Plage, Arcachon, Carrefour, Mariani, Gressier, Léogâne, Fauché, Grand-Goâve, etc, de bien vouloir communiquer ces images (photos numériques) au Coin de Pierre (jfjpm_2@yahoo.fr).

Dans le rapport: Analysis of Multiple Natural Hazards in Haiti, j'ai tiré les deux passages qui suivent:

«Liquefaction is sometimes also accompanied by deformation, and even by fracturing of upper soil layers, causing their displacement and lateral spread toward surrounding land depressions. Lastly, the soil’s loss of shear resistance also leads to a loss of its load-bearing capacity; buildings and other structures can therefore either sink, with differential settlements, or float owing to the buoyancy effect.»

«Liquefaction is significant particularly in river basins, alluvial depressions such as the Cul-de-Sac Plain, the deltas of the Froide river (Carrefour) and Momance river (Léogane), where the groundwater aquifer is close to the surface. Numerous examples of this type of effect were observed in the aftermath of the earthquake of January 12, 2010, particularly around port facilities in Port-au-Prince and fuel tanks at the Carrefour power plant, where damage was considerable.»

Nous reviendrons sur la liquéfaction dans un prochain article pour faire part de quelques solutions techniques disponibles pour contrer les effets de la liquéfaction voire l'éviter, si possible. On parlera aussi des techniques disponibles pour déceler si un dépôt est liquéfiable ou pas.
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Références.-

  1. Comptes rendus Troisième conférence canadienne sur le génie parasismique, tomes 1 et 2, Montréal 4, 5 et 6 juin 1979, 1388 pages.
  2. Soil Dynamics, par Shamsher Prakash, Éditeur McGraw-Hill, 1981, 426 pages.
  3. Foundation Engineering Handbook, par Winterkorn, H.F. et Fang, H.Y., Éditeur Van Nostrand Reinold, 1975, 751 pages.



À suivre.

Dr. Pierre Montès

Tous droits réservés, (c) 2010


Dernière mise à jour: 5 septembre 2010

lundi 5 juillet 2010

Haïti/Séisme/Léogâne (vidéos)

Quelques vidéos tournées à Léogâne après le séisme du 12 janvier 2010.

  1. Léogâne après séisme: Reportage AFP (1,8 min).
  2. Léogâne: vidéo du journal Le Nouvelliste (3,33 min ).
  3. Léogâne : vidéo polowsky95 (3,6 min).
  4. Léogâne: vidéo CNN (2,5 min).
  5. Léogâne: vidéo catsrock1989 (4.5 min).
  6. Léogâne: Hôpital Sainte-Croix, vidéo flash91568 (4,75 min).
  7. Léogâne: vidéo lifegivingforce (4,6 min).
  8. Léogâne: entrevue avec maire Alexis Santos, vidéo jobybara (10 min).
  9. Léogâne: reportage Télé Images, vidéo valabab (6,6 min).
  10. Léogâne: Carrefour Dufort, carrière de craie, Djimbo, vidéo Le Nouvelliste (5,5 min).
  11. Léogâne: vidéo leagueofhope (8,67 min).
  12. Léogâne: une ville en deuil, vidéo National Post (4,8 min).
  13. Léogâne: Le projet HODR: hodr.org (2,75 min).
  14. Léogâne: Project Hands On Disaster Response: Une journée dans la vie d'HODR (2,25 min).
  15. Léogâne: place à la danse Waka waka: HODR.org (4.5 min).

lundi 7 juin 2010

Haïti-quelques vidéos trouvés sur le Web

  1. Port-au-Prince, reportage: Port-au-Prince dans les années 50 et 60 (March 18, 2008) , 10 minutes.
  2. Route Port-au-Prince - Mirebalais (RN3): Reportage technique sur la construction de la Route P-a-P - Mirebalais (June 22, 2008) , 14,33 minutes.
  3. Région de l'Artibonite: Visite avec Frère Joel Trimble (September 5, 2009) , 10 minutes.
  4. Trajet Haut de Bourdon - Champ-de-Mars: 10-Minutes Drive in Port-au-Prince, Haïti (2008) (quelques commentaires en créole).
  5. Port-au-Prince en son et images: Visit Port-au-Prince, Haïti (September 5, 2009), 9,5 minutes.
  6. Port-au-Prince, architecture en son et images: The Architecture and Decor of Port-au-Prince (September 4, 2009), Hugeaux Photography, 9,33 minutes.
  7. Pétion-ville, en son et images: Pétion-ville (August 22, 2009), Hugeaux Photography, 4,5 minutes.
  8. Furcy: Visite de Furcy avec Frère Joel Trimble (February 1, 2008) , 9,33 minutes.
  9. Belot (Kenscoff): Visite avec Frère Joel Trimble (August 22, 2009) , 9,8 minutes.
  10. Fonf-Parisien, Département de l'Ouest: Visite avec Frère Joel Trimble (February 2, 2008) , 10 minutes.
  11. Route Port-au-Prince - Léogâne - Jacmel (RN2 et RN4) en son et images: Road to Jacmel (August 24, 2009) , Hugeaux Photography, 9,5 minutes.
  12. Une grande maison montrée par son jeune propriétaire: The House in Haiti (February 2, 2010) , 10 minutes (commentaires en anglais).
  13. Vers Jacmel - 1: Going to Jacmel, Part I (July 22, 2009) , 9,33 minutes (en créole).
  14. Vers Jacmel - 2: Going to Jacmel, Part II (July 22, 2009) , 10,5 minutes (en créole).
  15. Vers Jacmel - 3: Going to Jacmel, Part III (July 22, 2009) , 8 minutes (en créole).
  16. Jacmel: Visite avec Rachèle Magloire et Carl Lafontant (March 11, 2008) , 10 minutes.
  17. Saint-Marc: Visite avec Frère Joel Trimble (February 1, 2008) , 9 minutes.
  18. Région de Saint-Marc, Club Indigo : Club indigo, Joël et Yvonne Trimble (September 11, 2009) , 10 minutes (en créole).
  19. Hotel dans la région de Saint-Marc: Club Indigo (January 5, 2009) , 9,1 minutes.
  20. Saint-Marc: Visite de Saint-Marc (September 4, 2009) , 9,33 minutes.
  21. Desarmes, Artibonite: Visite Desarmes avec Frère Joel Trimble (April 6, 2008) , 10 minutes.
  22. Montruis, Moulin sur Mer: Visite de Moulin sur Mer avec Frère Joel Trimble (March 8, 2008) , 10 minutes.
  23. Voyage Port-au-Prince - Cayes: Trajet P-au-P - Cayes (April 18, 2009) , 9,1 minutes.
  24. Région de Camp-Perrin: Visite Camp-Perrin avec frère Joël Trimble (August 8, 2009) , 9,5 minutes.
  25. Région de Port-Salut: Port-Salut (April 22, 2009) , 10 minutes.
  26. Hotel Montana: Hotel Montana -0 (April 17, 2009) , 6,67 minutes.
  27. Hotel Montana: Hotel Montana -1 (April 17, 2009) , 10 minutes.
  28. Hotel Montana: Hotel Montana - 2 (April 17, 2009) , 9,67 minutes.
  29. Belleville: Visite de Belleville (September 3, 2009) , 10 minutes.
  30. Abricots, Grande-Anse: Visite avec Frère Joel Trimble (Auguste 26, 2008) , 9,5 minutes.
  31. Haïti, documentaire: Faces of Haiti (April 15, 2008) , 10 minutes.
  32. Police Nationale d'Haïti, documentaire: PNH au travail (October 2, 2009) , 14,5 minutes.

samedi 5 juin 2010

Haïti-Départements du Nord et du Nord-Est/RN6-Route nationale Cap-Haïtien - Dajabon (janvier 2009)

Amies et amis internautes,
Voici un documentaire sur un projet qui a vu le jour grâce aux efforts extraordinaires du ministre Paul G. Magloire du gouvernement intérimaire Alexandre - Latortue (2004-2006).
Le projet s'est terminé sous le gouvernement Préval - Pierre-Louis en janvier 2009.
Pour visionner le documentaire, cliquez sur Route Cap - Dajabon.
En 2009-2010, cette route est l'un des rares tronçons de route qui soient en bon état.
Nous espérons que cette route soit entretenue, que les autres routes du pays soient réhabilitées et entretenues, que le réseau routier soit extensionné et entretenu pour que la densité du maillage routier passe de 0,12 km de route par kilomètre carré de superficie à 0,26 km par kilomètre carré, c'est-à-dire, à peu près celle de la république voisine.

Haïti-Département de Nippes/Projet de réhabilitation d'une route agricole par des travaux de type HIMO (Mars 2009)

Amies et amis internautes,
Il s'agit d'un vidéo préparé par la Primature.
Le document date de 2009.
Pour le visionner, cliquez sur: Réhabilitation HIMO/Route agricole Nippes.
Le Coin de Pierre est pour l'emploi d'une haute intensité de main-d'oeuvre (HIMO) dans les projets de construction, de réhabilitation et d'entretien des routes en Haïti.
Cependant LCDP croit qu'il faut combiner de manière optimale l'utilisation de l'HIMO et celle du matériel lourd du génie civil sur un même projet.
L'HIMO peut s'employer par exemple dans les travaux de maçonnerie reliés aux dispositifs de drainage d'une route, aux travaux d'entretien des routes, dans une certaine mesure; mais les travaux de remblai/déblai, la pose des couches de remblai et des couches de chaussées, le compactage de ces couches devraient se faire à l'aide d'engins du génie civil.
L'HIMO peut aussi s'utiliser dans le reboisement des bassins versants en général, dans les travaux de protection des talus de déblais et de remblais en particulier.

Haïti-avant séisme/Construction d'un petit pont Bailey sur la route reliant Dondon à Saint-Raphaël, département du Nord

*

Voici une réalisation qui devrait servir d'exemple à suivre sur tout le réseau routier d'Haïti. Cela aiderait à désenclaver un peu le pays en dehors.
C'était bien avant le séisme du 12 janvier 2010.

Nous supposons que les travaux de consolidation et de protection des culées du pont ont été réalisés.
Cliquez sur le lien suivant pour prendre connaissance du projet réalisé:


On souhaiterait voir constamment à l'oeuvre les ingénieurs militaires de la MINUSTAH qui travailleraient en partenariat avec des firmes locales privées, avec des ingénieurs (militaires et civils) des pays voisins (cubains, vénézuéliens, dominicains, chiliens, argentins, brésiliens,...), dans la construction de petits et grands ponts sur tout le réseau routier national, et donc dans les dix départements géographiques du pays. Une telle coopération technique/militaire permettrait à la fois de réduire considérablement les coûts de tels ouvrages que le Coin de Pierre juge exorbitants quand les travaux sont exécutés par les firmes privées. On pourrait étendre ce partenariat dans la construction du réseau routier, la formation technique d'ouvriers spécialisés, etc.
Enfin, dans tous ces projets, le maître d'ouvrage (*) devrait être, en fait et en droit, le Ministère des Travaux Publics d'Haïti. Et la présence du MTPTC sur tous les chantiers devrait être visible et effective en tout temps.
________________

mercredi 2 juin 2010

L’évaluation des ressources en eau d'Haïti (1999)

Il s'agit d'un rapport rédigé par des ingénieurs de l'Armée américaine.
Bien qu'il date de dix ans, les données qu'il contient sont précieuses pour tout ingénieur ou toute institution qui se penchent sur ce problème crucial d'approvisionnement en eau en Haïti.


Voici un extrait du résumé de cette étude datant de 1999. On le lira en ayant en tête ce décalage temporel.

Haïti est l'un des pays les plus densément peuplés dans le monde et l'un des plus pauvres dans l’Hémisphère occidentale. La population a déjà devancé la production de nourriture domestique.

Un tiers de la population habite dans le Département de l’Ouest où Port-au-Prince est localisé. La lourde migration des ruraux aux villes et aux cités s’est passée dans la dernière décennie et a affecté la distribution de l'approvisionnement en eau.

L’accès aux facilitées d’eau et au système sanitaire est insuffisant, contribuant aux conditions de vie pauvre, la maladie, et un taux de mortalité èlevé. En 1990 seulement 39 pourcents des 5.9 millions d’habitants ont eu l’accès en quantité suffisante à l’eau et seulement 24 pourcents au système sanitaire. Le manque d’eau potable pour les besoins humains fondamentaux est un des problème le plus critique dans le pays.

Il y a suffisamment d’eau pour satisfaire les demandes d’eau, mais la direction convenable pour développer et maintenir les conditions d'approvisionnemet d’eau manque. Cependant, le secteur d'approvisionnement en eau subit une transformation complète. Bien qu’actuellement il n’y a pas de règle d'approvisionnement d’eau compréhensive, du progrès est fait en vue d’établir une règle pour la direction des ressources d’eau nationale.

De nombreuses agences et des organisations non-gouvernemental (ONG) travaillent pour fournir l’eau. Beaucoup d’entre eux dirigent leurs missions avec très peu de coordination avec les autres agences, ce qui crée la répétition du travail et l’usage inefficace des ressources.

L’Unité de Réforme pour l’Eau Potable (URSEP) est une agence spéciale crée récemment pour aider à organiser les efforts des diverses agences dans le secteur d’eau (*).

La pollution des ressources d’eau est un problème significatif. La contamination de l’eau de surface et de l’eau souterraine peu profonde est répandue à travers le pays. L’eau domestique usée et l’eau de ruissellement agricole causent la contamination biologique de l’eau en aval et près des endroits peuplés. Actuellement il n’y a pas de système publique pour la collection et le traitement de l’eau usée. Les indications disent que la contamination augmente rapidement, surtout pour l’eau de surface. La quantité de pollution de l’eau est importante parce qu'une part importante de la population utilise encore l’eau de surface et l’eau souterraine des aquifers peu profonds pour leur approvisionnement.

La déforestation, avec ses conséquences environnementales accablantes, est un problème sérieux à Haïti. Lac de Peligre, le seul réservoir majeur dans le pays, a perdu 30 pourcent de sa capacité d’emmagasinage à cause de la sédimentation causée par la déforestation. La déforestation accélère l’érosion du sol, diminue la quantité de recharge à l’aquifère en augmentant le ruissellement de l’eau, les barrières en récifs et l'écosystème endommagé augmentent la turbidité qui affecte les mangroves, diminue la production agricole, et cause des problèmes et augmente l’entretien des systèmes d’eau et la quantité de l’eau dans le réservoir.

Les données hydrologiques manquent aussi. Depuis Avril 1998, seulement 3 des 35 stations de jaugeage et 25 pourcents des jauges hydrométéorologiques fonctionnaient. L’information technique obtenue d’un tel réseau est critique pour la direction efficace des ressources d’eau.

Si les recommandations pour la direction des bassins sont adoptées, si du progrès se fait vers la diminution de l’accès des déchets non traités dans les voies aquifères de la nation, et si une politique pour la gestion des ressources d’eau nationale est exécutée, alors des profits positifs, immédiats et à longs termes pourraient être reálisés.


Pour lire le rapport, cliquez sur le lien suivant:
_________________
(*) NDCDP- Aujourd'hui, il y a la DINEPA (Direction nationale de l'eau potable et de l'assainissement, rattachée au MTPTC. On fait ici l'hypothèse (plausible) que la DINEPA ait été créée pour remplacer l'URSEP.

dimanche 30 mai 2010

Fang/Foundations engineering handbook (google books)

Il s'agit de la seconde édition de l'aide-mémoire de fondations; éditeur Hsai-Yang Fang.
À cause des droits d'auteur, certaines pages ne sont pas accessibles.
Cliquez sur le lien suivant pour prendre connaissance du contenu de l'ouvrage de plus de 740 pages:

dimanche 23 mai 2010

samedi 22 mai 2010

Glissements de terrain de St-Jude, Québec

*

Source: Commission géologique du Canada

Un glissement de terrain eut lieu le lundi soir 10 mai 2010 au voisinage d’un affluent de la rivière Yamaska dans la municipalité de Saint-Jude située à environ une quinzaine de kilomètres au nord de Saint-Hyacinthe, Québec.

Le glissement a emporté une maison et un garage. Quatre personnes y ont trouvé la mort (2 adultes et 2 enfants). Le glissement de terrain a également emporté une partie du Rang Savail Nord. Il a laissé une cicatrice d’environ 200 m de large sur près de 200 m de longueur.

Le glissement de terrain s’est produit dans les argiles de la Mer Champlain. Ces argiles sont connues sous le terme d’argiles sensibles et sont sujettes aux glissements de terrain sur de très faibles pentes. Ces glissements peuvent être produits par le changement des conditions en place suite à un séisme, une fluctuation de nappe phréatique ou l’érosion des berges.

Pour en savoir plus et voir des images, cliquez sur:
Ressources naturelles du Canada/Glissement de Saint-Jude.

dimanche 25 avril 2010

Haïti/Séisme 12 janvier 2010/Effondrement du Palais (vidéo)

Amies et amis internautes,
Voici un document vidéo sur l'effondrement du Palais national. Les images ont été captées par le système de surveillance-caméra du Palais.
Vous aurez aussi l'occasion d'entendre les principaux acteurs de la scène nationale.
_________________________
Mise à jour du lundi 26 janvier 2010.-
Vous pouvez aussi cliquer sur : Patrick Lagacé/Jean-François Labadie.

vendredi 23 avril 2010

Rupture sismique des fondations par perte de capacité portante: le cas des semelles circulaires

Par C. T. Chatzigogos, A. Pecker, J. Salençon
Conférence Madrid, 2007

Amies et amis internautes,

Cet article dont l'un des auteurs est une sommité en mécanique (J. Salençon) traite du cas de semelles fondées sur l'argile.

Cliquez sur le lien suivant pour lire le travail:

Risque sismique fondation/Salençon et al.

Risque sismique = Aléa sismique x vulnérabilité x enjeux

Amies et amis internautes,

Voici un lien vers une présentation au BRGM en 2009 par S. Hédouin et B. Gaillard.
Cliquez sur :
BRGM/Hédouin et Gaillard/Risque sismique.

Conception parasismique des bâtiments

Par Milan Zacek, janvier 2009

Amies et amis nternautes,

Voici le lien vers le document:

Milan Zacek/Conception parasismique des bâtiments.

Traitement du sol par colonnes ballastées

Par Belkacem Djebroun et Mohamed Amine SAIDI
Université SAAD DAHLEB - BLIDA
Faculté des Sciences de L'Ingénieur
Département de Génie Civil

Travail de fin d'études d'étudiants en génie civil, 2008
____________________________________________

Amies et amis internautes,

Voici un travail qui peut être utile dans le processus de recherche de solutions au problème de liquéfaction des sables saturés.
Cliquez sur le lien suivant pour lire le document:

Traitement du sol/Djebroun et Saidi.

NDCDP-génie civil.-
Les opinions et les conclusions consignées dans ce travail n'engagent que leurs auteurs. Et Le Coin de Pierre décline toutes responsabilités quant aux conséquences de l'utilisation éventuelle du contenu de ce travail.

jeudi 22 avril 2010

Documentation for Initial Seismic Hazard Maps for Haiti

By Arthur Frankel, Stephen Harmsen, Charles Mueller, Eric Calais, and Jennifer Haase
USGS/USAID, April 2010
__________________
Amis et amies internautes,

Il s'agit d'un rapport qui sera fort utile.
Pour le télécharger ou le lire à l'écran, cliquez sur le lien suivant:

Haiti-séisme/cartes sismiques préliminaires;

ou bien sur celui-ci:

Haiti-séisme/cartes sismiques préliminaires_fichier pdf.

Un grand merci à notre confrère et ami Jean-Marie Arnoux, ing. de nous avoir communiqué cette information.

mercredi 21 avril 2010

Haïti/Approvisionnement en Eau Potable et Assainissement (AEPA)

Amies et amis internautes,

Voici quelques liens intéressants:

Approvisionnement en eau potable et assainissement: Wikipedia/Haïti: AEPA

Direction nationale de l'eau potable et de l'assainissement:

Loi du 25 mars 2009 créant la DINEPA

Un exemple d'avis d'appel d'offres récent pour un projet d'approvisionnement en eau potable: BID/DINEPA

Une offre d'emploi pour ingénieur civil à la DINEPA (fin/mai 2010): DINEPA/ing civil

Projet AEPA dans le département du Sud-Est: PNUD/DINEPA/Sud-Est

Pour d'autres liens sur le sujet, cliquez sur: Haïti/DINEPA

mardi 13 avril 2010

Haïti-séisme/Photos prises par un expert en génie parasismique et liens vers ses publications

Amis et amies internautes,

Pour votre information, voici un lien vers un un ensemble de photos:
Haïti-séisme/photos Victor Davidovici

Vous trouverez deux photos du Palais national ici: Palais/ Davidovici

En entrant Victor Davidovici dans Google, vous aurez accès à un ensemble de fichiers pdf du même auteur. Vous comparerez les idées ou solutions proposées avec celles émises par d'autres experts ou auteurs pour vous faire votre propre jugement sur le sujet.

Voici deux documents gratuits du même auteur:

Davidovici/renforcement des bâtiments scolaires

Davidovici/maison d'habitation

Enfin, voici le lien donnant un ensemble de fichiers gratuits du même auteur:

Davidovici/ Documents gratuits

N'hésitez pas à partager ici votre appréciation des documents avec les autres internautes.
__________________
N.B. On peut voir l'ingénieur Davidovici lors d'une conférence en 2007 à Paris en cliquant ici: GRAITEC

jeudi 1 avril 2010

Plan d’action pour le relèvement et le développement national d’Haïti (PARDN)

Amies et amis internautes,

Voici le lien conduisant au plan présenté par Haïti à la conférence de New York, le 31 mars 2010: Haiticonference.org/31 mars 2010/document PARDN.

________________________
Visitez aussi le site de la conférence en cliquant sur le lien suivant:
Conférence internationale des donateurs pour un nouvel avenir en Haïti.

samedi 27 mars 2010

Haïti-après séisme/ Journal de l'ingénieur Kit Miyamoto

Amis et amies internautes,
Kit Miyamoto et d'autres ingénieurs en génie parasismique sont des experts envoyés en Haïti par la Fondation Pan-Américaine pour le Développement (PADF) dans ses efforts pour venir en aide à Haïti après le séisme du 12 janvier 2010.
Voici un ensemble de récits de la plus haute importance livrés par Kit Miyamoto et Ken Wong. Ces récits ne manqueront pas de vous intéresser. Ils concernent quelques-uns des premiers jours qui ont suivis le séisme du 12 janvier 2010:
1) 18 janvier 2010: Dispach release
2) 19 janvier 2010: Overland to Haiti
3) 20 janvier 2010: Of National Importance
4) 21 janvier 2010: The Haitian Spirit
8) 24 février 2010: Heavy Rain in the Future for Haiti, par Ken Wong
9) 4 mars 2010: In the Shadow of the Mountain, par Ken Wong
10) 11 mars 2010: Getting Around Haiti,An Adventure, par Ken Wong.
On peut retrouver ces informations sur le site Web de l'ONG de Kit Miyamoto:

Key Findings of Workshop on Rebuilding for Resilience: How Science and Engineering Can Inform Haiti's Reconstruction

Source: US Department of State/ Bureau of International Organization Affairs/Fact sheets


March 22-23, 2010
University of Miami, Coral Gables, Florida


The devastation caused by Haiti’s January 12 earthquake underscores the need to operationalize the principle of disaster risk reduction and to incorporate disaster mitigation into all aspects of reconstruction. Rebuilding efforts must not only focus on providing shelter and services but also on strengthening the resilience of the Haitian people and their communities to future earthquakes and other natural hazards.


What follows are key findings that will inform decisions of the March 31 International Donors’ Conference towards a New Future for Haiti. These messages emerged from two days of interdisciplinary dialogue at a workshop that brought together over 100 scientists, engineers, planners and policy makers drawn from government and non-governmental organizations, development agencies, the business, engineering and science communities, and academia. The deliberations benefited greatly from the active participation of a delegation comprised of Haitian government officials and academia.


The workshop identified key issues in four areas that are fundamental to the process of responsible reconstruction of Haiti: a) rebuilding requirements related to hazard assessment, b) adequate engineering of buildings and critical infrastructure, c) long-term data needs, and d) capacity building.


Convened by the U.S. National Science and Technology Council’s Subcommittee on Disaster Reduction, the workshop was co-sponsored by the U.S. Department of State, the U.S. Agency for International Development and the United Nations International Strategy for Disaster Reduction, and by the IRIS Consortium with support from NASA, the National Science Foundation, and the U.S. Geological Survey. Additional information on the workshop is available at

http://www.iris.edu/hq/haiti_workshop/


KEY FINDINGS:

Hazard Assessment for Earthquakes, Inland Flooding, and Landslides
Earthquakes, inland flooding and landslides are the three greatest hazard concerns associated with resettlement, recovery, and initial reconstruction in Haiti. (Additional hazards are discussed elsewhere in this document.)


  • Hazards, Vulnerability, Risk, Planning – Hazard assessment is the first step in improving lives through vulnerability and risk assessments, all of which need to incorporate locally-identified societal needs. Hazard maps are the point of departure for vulnerability assessments leading to risk assessments, which are to be used in land-use planning for development and reconstruction. Varying values of financial and social risk will result in planning for different levels of protection (hospitals require different standards than marketplaces).
  • Maps of primary hazards exist and should be used – Preliminary maps for these three hazards have been developed, including probabilistic seismic hazard maps, and should be used to guide local standards of building and infrastructure. Haiti is also subject to hurricane and tropical-storm force winds, coastal subsidence and lateral spreading, tsunami, and drought, and preliminary maps for many of these hazards exist, or can be prepared.
  • These maps will be refined, in partnership among Haitians and others – Long-term investment and development require the expansion and refinement of natural-hazard analysis in Haiti (and the region) as we move forward. For example, we need to improve the seismic hazard maps to incorporate amplification due to soil conditions and liquefaction potential. Refined versions of the current hazard maps will be created over the coming year, based on studies that should be done in partnership by foreign and Haitian experts, leading to long-term capacity for continuing improvement.
  • Flooding and debris flows hazards are on the rise – Given the severity of human impacts to the Haitian landscape related to deforestation and soil degradation and erosion, the risks associated with flooding and mass movements (such as landslide and debris flow) are greater than would be expected from historical experience and are likely to increase more as a consequence of climate change. Temporary settlement and reconstruction along rapidly aggrading rivers and on unstable slopes should be avoided.
  • Critical sites require additional studies – For the most critical sites, individual studies will be needed to locally refine these preliminary maps.

Engineering Issues for Buildings and Critical Infrastructure


The workshop identified four aspects of the rebuilding challenge from an engineering perspective:

Owner-built new construction

  • Owner-built construction represents 80 to 90% of the construction within Haiti, and thus building back better in Haiti requires improvements to the owner-built construction process.
  • Use better building materials – The construction materials and practices currently used in Haiti (i.e., reinforced concrete and concrete blocks) can be improved to build structures that are resistant to both earthquakes and hurricanes.
    Improve construction methods – Specific improvements to construction methods should be identified (e.g., tamping of concrete to remove voids), as well as appropriate features of the structural details (e.g., reinforcement locations).
  • Provide examples of home designs – Five to ten standard prescriptive designs should be developed, each of which includes engineering drawings and building instructions, so that owners do not need to develop specific building plans that incorporate appropriate detailing.
  • Provide training and demonstration projects – Improvements to construction practice will require hands-on training sessions and demonstration projects at vocational schools (e.g., masons school) and local communities, as well as follow up visits to ensure that the improvements are being implemented.
  • Provide incentives for proper implementation – Incentives for implementing the developed improvements must be identified.
  • Study improved designs for future development – In the long term, considerations should be given to alternative types of structures and more sustainable solutions, using partnerships of Haitian and foreign designers.

New engineered infrastructure


Infrastructure represents a wide range of facilities, including civic buildings (e.g. schools, hospitals, government buildings), bridges, ports, water distribution systems, power generation and distribution systems, drainage systems, waste-water collections systems, and solid waste management systems.

  • Use seismic engineering – Due to the importance of infrastructure facilities, they should be seismically engineered using appropriate design codes.
  • Adopt and/or modify existing design codes – This process requires adoption/modification of existing design codes for the unique setting in Haiti, and the adopted design code must use appropriate hazard estimates (e.g., ground-shaking design levels derived from seismic hazard maps) as the basis for design.
  • Work within regulatory framework with trained personnel – The design code needs to be implemented within an appropriate regulatory framework that includes certification, inspection, and enforcement. Enforcement of building codes will require capacity building of municipal engineers, and public works department engineers and construction industry workers such as masons, carpenters, and contractors.
  • Encourage sustainable practices – Sustainable practices should be used whenever possible.

Rehabilitation of existing buildings and infrastructure

Throughout the country (both within and beyond the earthquake affected area), buildings and infrastructure are at risk of collapsing in the next earthquake. Buildings that survived the Jan. 12 earthquake are not necessarily earthquake-resistant.

  • Assess buildings and infrastructure – An assessment of the seismic vulnerability of existing buildings and infrastructure must be undertaken, and structures found to be deficient must be rehabilitated. These assessments should initially target essential facilities (e.g., civic buildings, institutional infrastructure, historic buildings) that are important to the population as a whole.
  • Identify retrofitting methods applicable to Haiti – Cost-effective rehabilitation strategies should be identified that are appropriate for the structural conditions in Haiti.
  • Provide demonstrations of rehabilitation effectiveness – Demonstrations should be developed (e.g., videos of shaking table tests that compare the responses of non-rehabilitated and rehabilitated structures) that illustrate the effectiveness of rehabilitation.
  • Identify and implement incentives for compliance – Incentives for rehabilitating existing buildings should be identified and implemented, in order to encourage participation in resilient reconstruction.

Landslide and liquefaction mitigation

Landslides and liquefaction represent hazards in which the ground fails, generating significant damage. Landslides are a concern in steeper terrain and can be triggered by various mechanisms including rainfall and earthquakes. Liquefaction occurs in saturated, loose sand when earthquake shaking is large enough to temporarily transform the soil into a liquid-like state.

  • Identify susceptible areas – Areas prone to landslides and liquefaction should be identified through the integration of geologic data, soil data, and topographic data, and measures should be taken to minimize the risk posed by these hazards, either through enforced zoning or mitigation measures.
  • Improve soil in reclaimed land – Reclaimed land, such as the area around the port, is particularly prone to liquefaction, and measures should be taken to improve the soils in these areas.
  • Improve embankments and other structures – Soil fill materials used in road embankments and bridge approaches, as well as soft soils underlying roadbeds, may move considerably during an earthquake, resulting in roads that are impassible. These embankments and fill materials should be seismically engineered to perform better during earthquakes.


Capacity Building

The value of international investments in hazard-resistant structures will be greater if investments are also used to strengthen the country’s social and institutional capacity in order to endow broad cross-sections of Haitian society with the knowledge and resources to continually reduce the country’s vulnerability to natural hazards well into the future. Build communities, not just houses.

  • Provide direct financial support for education and training – Capacity building should be promoted with direct financial support for education, training and outreach, including programs for local masons, other vocational training, adult literacy, primary and secondary education, universities, and development of the Haitian science and engineering communities.
  • Preserve cultural heritage and social strengths – Haiti’s cultural heritage should be preserved throughout the rebuilding process, but the country’s recovery should also be transformative. Recognizing that widespread internal displacement has weakened many communities, perform assessments of social capital to determine needs at the local level.
  • Solicit community participation– Local communities should be engaged in a participatory planning process to promote buy-in for the reconstruction plan, a sense of ownership for rebuilding efforts, and build capacity through direct engagement with reconstruction issues.
  • Communicate facts of hazards – Assistance projects should budget for communication and outreach that works to dispel rumors about hazard risk and promotes risk-wise behavior. Communication of the hazards is essential, and education of the people and development agencies should accompany widespread distribution of hazard maps and promulgation of construction standards.
  • Use local markets – Leverage local markets for cost savings to avoid high international transaction costs, promote business continuity, and stimulate the local economy.
  • Budget for hazard mitigation, reducing impacts of future events – Allocate a portion of the rebuilding budget for sustained hazard mitigation, recognizing that much of the future vulnerability to hazards is represented by structures and communities not immediately impacted by the last event.


Long-Term Data Needs


In addition to identifying the existing hazard assessment tools that can be used to inform

investments in rebuilding, the workshop also identified a number of areas where additional data acquisition is needed to refine hazard zonation, recurrence frequency, and city master planning based on identifying areas of significant risk from various hazards. Major data needs for improved risk and vulnerability assessments include:

  • Improved topographic and bathymetric information – The currently available 90-meter resolution Shuttle Radar Topography Mission (SRTM) data are not sufficient. Higher-resolution SRTM data exist and should be released. There is an associated need for still higher-resolution light detection and ranging (LIDAR) acquisition in key hazard-prone areas.
  • Remote-sensing data and studies – Continued and enhanced remote sensing observations are required to monitor and update hazard assessments. Satellite-based optical and synthetic aperture radar observations are needed to support field observations and to monitor surface deformation associated with strain accumulation and mass movements.
  • Field surveys for geology and soil classifications – Soil type and texture information is essential for slope-stability studies, reforestation planning, determination of site-specific seismic shaking amplification, and flood modeling.
  • Monitoring networks for multiple hazards – Reconstruction plans need to invest in a long-term program for development of monitoring capabilities, which must include a strong Haitian local capacity and infrastructure for long-term viability. In-situ networks of rain and river gauges are required for analysis and model verification for use in flooding and landslide hazard evaluation, as well as for agricultural and hydro power optimization. Seismograph and GPS networks are required for improving the assessment of earthquake and related hazards. Social tracking data are needed to improve vulnerability assessments and evaluate adoption of risk-wise behavior.
  • Consideration of geophysical drivers of natural hazards – Scientific observations and analysis are inherently regional in scope; natural hazards know no borders. Targeted investment in a regional capability that incorporates and builds upon capacity developed in Haiti will improve the sustainability of monitoring activities. This is an important consideration for hazards that have long recurrence intervals in any one location but have devastating impacts when they strike. The regional approach should leverage existing networks, infrastructures, organizations and social capacity to the extent possible and should facilitate access to the information generated.

vendredi 12 mars 2010

Guide de construction parasismique de maisons individuelles aux Antilles

Amies et amis internautes,

Voici un document qui ne manquera pas de vous intéresser. Il est issu de l'Association française du génie parasismique (AFPS):

Haïti-après séisme ---> CPSMI/Antilles/AFPS.

Visitez aussi le site Web de l'AFPS: afps-seisme.org.

L'AFPS a aussi a aussi un guide pour la protection parasismique des ponts, mais il faut le commander (AFPS 1992. Pour ce faire, se référer au site Web de l'AFPS.

mardi 9 mars 2010

Haïti-séisme/Rapport technique d'une équipe d'ingénieurs américains USGS/EERI, février 2010 (*)

THE MW 7.0 HAITI EARTHQUAKE OF JANUARY 12, 2010:
USGS/EERI Advance Reconnaissance Team: TEAM REPORT
V 1.1

February 23, 2010
EXECUTIVE SUMMARY

A field reconnaissance in Haiti by a five-member team with expertise in seismology and earthquake engineering has revealed a number of factors that led to catastrophic losses of life and property during the January 12, 2010, Mw 7.0 earthquake. The field study was conducted from January 26 to February 3, 2010, and included investigations in Port-au-Prince and the heavily damaged communities to the west, including Léogâne, Grand Goâve, Petite Goâve, and Oliver.

Seismology: Despite recent seismic quiescence, Haiti has suffered similar devastating earthquakes in the historic past (1701, 1751, 1770 and 1860). Haiti had no seismograph stations during the main earthquake, so it is impossible to estimate accurately the intensity of ground motions. Nonetheless, the wide range of buildings damaged by the January 12, 2010 earthquake suggests that the ground motions contained seismic energy over a wide range of frequencies. Another earthquake of similar magnitude could strike at any time on the eastern end of the Enriquillo Fault, directly to the south of Port-au-Prince. Reconstruction must take this hazard into account.

The four portable seismographs installed by the team recorded a series of small aftershocks. As expected, the ground motions recorded at a hard rock site contained a greater proportion of high frequencies than the motions recorded at a soil site. Two of the stations continue to monitor seismic activity.

A thorough field investigation led the team to conclude that this earthquake was unlikely to have produced any surface rupture.

Geotechnical Aspects: Soil liquefaction, landslides and rockslides in cut slopes, and road embankment failures contributed to extensive damage in Port-au-Prince and elsewhere. A lack of detailed knowledge of the physical conditions of the soils (e.g., lithology, stiffness, density, and thickness) made it difficult for us to quantitatively assess the role of ground-motion amplification in the widespread damage.

Buildings: The Haitian Ministry of Statistics and Infomatics reported that one-story buildings represent 73% of the building inventory. Most ordinary, one-story houses have roofs made of sheet metal (82%), whereas most multi-story houses and apartments have roofs made of concrete (71%). Walls made of concrete/block/stone predominate both in ordinary houses and apartments.

It appears that the widespread damage to residences, and commercial and government buildings was attributable to a great extent to the lack of attention in design and construction to the possibility of earthquakes. In many cases, the structural types, member dimensions, and detailing practices were inadequate to resist strong ground motions. These vulnerabilities may have been exacerbated by poor construction practices. Reinforced concrete frames with concrete block masonry infill appeared to perform particularly poorly. Structures with light (timber or sheet metal) roofs performed better compared with structures with concrete roofs and slabs.

The seismic performance of some buildings was adequate, and some of the damaged buildings appeared to have had low deformation demands. These observations suggest that structures designed and constructed with adequate stiffness and reinforcing details would have resisted the earthquake without being damaged severely.
A damage survey of 107 buildings in downtown Port-au-Prince indicated that 28% had collapsed and another 33% were damaged enough to require repairs. A similar survey of 52 buildings in Léogâne found that 62% had collapsed and another 31% required repairs.

Bridges: There was no evidence of bridge collapses attributable to the earthquake. Most bridges in Port-au-Prince are simple box culverts consisting of 2.0 to 2.5 meter (6 to 8 ft) deep box girders. However, in several cases the roadway settled differentially between the approaches and the section spanning the culvert. Multi-span bridges on primary routes are engineered structures that experienced some damage but are still serviceable.

Port Facilities: The main port in Port-au-Prince suffered extensive damage during the earthquake, inhibiting the delivery of relief supplies. The collapse of the North Wharf appears to have been caused by liquefaction-induced lateral spreading. The westernmost 120 meters (400 ft) of the South Pier collapsed, and approximately 85% of the vertical and batter piles supporting the remaining section were moderately damaged or broken. The remaining section of pier was shut down to vehicle traffic following additional damage that occurred during an aftershock. The collapse of a pile-supported pier at the Varreux Terminal resulted in the deaths of about 30 people working on the pier at the time of the earthquake. Less severe damage, including a small oil spill, occurred at a marine oil terminal located near Port-au-Prince.

Damage to Institutions: The functioning of the government and social infrastructure was seriously deteriorated by the loss of personnel, records and facilities. Such losses occurred in numerous clinics, hospitals, police stations, schools, universities, palaces, ministries and churches. These losses have compromised the recovery and reconstruction efforts.

Satellite Imagery: The use of remote sensing data, including satellite and aerial imagery, proved highly effective in assisting damage assessment, evaluating the extent of landslides, and guiding rescue and recovery efforts. Light Detection and Ranging (LIDAR) technology has been effective to create three-dimensional images for damage assessment and rebuilding operations.


Conclusions: The massive human losses can be attributed to a lack of attention to earthquake-resistant design and construction practices, and the poor quality of much of the construction. The historic pattern of earthquakes in Haiti indicates that an earthquake of magnitude 7 or larger could strike southern Haiti near Port-au-Prince at any time. Reconstruction must therefore be based on sound, simple and cost-effective engineering practice for all possible natural hazards. These principles must be clearly communicated to the citizens of Haiti. Additional fact gathering is needed, both to quantify the January 12th fault rupture and earthquake history (inputs to calculations of future earthquake probabilities), and to more comprehensively evaluate damage to buildings and infrastructure, so as to inform decisions about reconstruction.
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(*) Le rapport a 64 pages et contient de nombreuses photos documentées. Pour le lire cliquez sur: USGS/EERI Team report.

mardi 2 mars 2010

Autoroute/Highway

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Autoroute en Pologne, Bielsko-Biala
Photo: Wikipedia Commons

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Autoroute en Allemangne, A20
Photo: Wikipedia Commons, 2004
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Une autoroute est une route réservée à la circulation des véhicules motorisés rapides (automobiles, motos, poids lourds) et dont le tracé permet de circuler avec une sécurité optimale. Pour en savoir plus, cliquez sur les liens suivants:

Wikipédia/Autoroute

Wikipedia/Highway

dimanche 21 février 2010

Rebuilding a Better Port-au-Prince

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Haïti-earthquake/ A collapsed building in Port-au-Prince
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“Starchitects” and urban planners see the Haitian earthquake as a chance to “make it right.”

By Dayo Olopade (*)
Source: theroot.com, January 19, 2010 at 7:01 AM

Three days after the 7.0 magnitude earthquake that sent Haiti from a developing nation to a flattened one, President Barack Obama addressed a statement directly to the people of Haiti: “You will not be forsaken, you will not be forgotten.” Secretary of State Hillary Clinton, who cut short a trip to Southeast Asia and traveled to Haiti over the weekend, appeared with Haitian President René Préval to declare: “We will be here today, tomorrow and for the time ahead.” But one week after the earthquake that claimed up to 200,000 lives and destroyed the backbone of Haiti’s infrastructure, talk is turning from destruction and rescue to mourning and, inevitably, reconstruction.

Rebuilding Haiti will be a tough haul. Major institutions—the national cathedral, the presidential palace—lie toppled. Countless other homes, stores, office buildings and more churches have been reduced to rubble. Debris will need to be cleared before new structures can take their place. Those buildings still standing will need to be tested for safety. Making things worse, Haiti has a notoriously weak state—the sort that couldn’t enforce building codes, or prevent the deforestation that has left the soil unable to deflect routine flooding. Indeed, two-thirds of the buildings in Port-au-Prince were unsafe before the Jan. 12 earthquake. “The challenge for Haiti as compared to New York after 9/11, for example, is the institutional context,” says Diane Davis, a professor of urban planning at MIT who has worked on post-disaster reconstruction in several Latin American cities. “It’s very hard to project a timeline for rebuilding because the situation is so unstable.”

Yet many urban planners, architects and developers are seeing a silver lining in the near-total destruction of a major Haitian city. “It would be a small silver lining if in three years, we see a more sustainable Haiti, with energy efficient, healthy, disaster resistant buildings that makes the nation more resilient to future electricity shortages, public health crises and disasters,” says Matthew Peterson, CEO of Global Green, a sustainable development consulting firm with strong ties to the New Orleans recovery effort. Victoria Harris, CEO of Article 25, a nonprofit architectural consulting firm whose name derives from the United Nations charter naming the built environment as a human right, discussed the opportunity for Haiti to build a truly modern city on the ruins of what came before. “Buildings will affect what people need, want, do—and we want to ensure that they are technically serving their purpose,” she said. But “there is also a chance to build something that is valuable to the community.”

Haiti’s best chance lies in the lessons of history. After the 2004 tsunami in Indonesia, recent mudslides in Columbia, earthquakes in Mexico, in rural China and in Nicaragua—not to mention the devastation of Hurricane Katrina on the Gulf Coast of the United States—a template for rebuilding in poor countries has begun to take shape.

Near the fourth anniversary of Katrina, President Obama asked Secretary of Homeland Security Janet Napolitano and Secretary of Housing and Urban Development Shaun Donovan to convene a Long-term Disaster Recovery Working Group. Their interagency mandate, says Fred Tamar, senior HUD adviser and lead staffer for the group, was “to look at disaster recovery and what the federal government could do, working with state and local governments, think tanks and faith-based organizations to help communities impacted by disaster recover more fully and recover faster.”

The group, which reports to domestic policy chief Melody Barnes, is slated to deliver a report to Obama’s desk by April 1—and it has not limited its discovery process to domestic disasters like Hurricanes Katrina and Rita. In fact, the 1995 earthquake in Kobe, Japan—which, like Haiti, sits on a geological fault line—has been one of the major templates for determining “how to help communities wherever they are recovering from disaster,” says Tamar. “We are learning that … there is an opportunity in the building that Haiti is going to do to be resilient to those climate factors, to the hazards that are natural to that area.” Vice President Joe Biden, visiting New Orleans last week, promoted an innovative loan forgiveness program for Gulf Coast municipalities that were badly affected by the 2005 disaster.

These best practices could be critical to supporting Haiti’s redevelopment. But the bureaucratic silos that plagued the immediate efforts to save lives in New Orleans appear to be present in the Haitian relief effort as well. While the U.S. Department of State, particularly USAID, has been providing ‘round the clock food and water and rescue resources, and the Department of Defense has sent 10,000 American troops to help with logistics and security in Haiti, HUD must wait until it is explicitly asked to participate in that effort. (The State Department has yet to reach out). White House national security adviser Denis McDonough, who has been a point person in Port-au-Prince, says “that's just not an issue that we've been working with at the moment.”

Given the short-term chaos on the ground in Haiti, such dismissal might be understandable. But experts in the field of urban planning are already thinking about ways to build a better Port-au-Prince. Architecture for Humanity has begun fundraising for long-term rebuilding efforts centered on their “Rebuilding 101” plan for New Orleans. Habitat for Humanity will soon be on the ground, and Earthspark, a company promoting solar power in developing countries, plans to send over 50,000 solar lamps, mobile chargers, and flashlights to help in the rescue effort and lay tracks for a renewable energy revolution in Haiti. Peterson, of Global Green, would like to see an effort at reforestation accompany the new city blueprint. Davis believes urban planners must focus on social factors as well. “It’s an opportunity to rethink the city as a whole, how all the pieces go together,” she says. “The important thing is not just to focus on the physicality of the built environment but [on] Haiti’s poverty as well.”

The money problem may well be the largest obstacle to long-term sustainable redevelopment. While the Jolie-Pitt Foundation and celebrities from Wyclef Jean to Sandra Bullock have earmarked large sums of money for immediate relief efforts, state-of-the-art architecture and the “smart growth” blueprints embraced by visionary urban developers may be out of reach in aid-dependent Haiti. “I expect on an emotional level most people to just want back what they had before,” says Harris. “What’s key is that they don’t build it to the same quality.”

Yélé, Jean’s charitable and community development nonprofit, which has come under fire since the earthquake for its past accounting practices, had sought to invest in the type of 21st-century infrastructure discussed by urban planners before the Jan. 12 disaster. In partnership with the Royal Institute for British Architecture, Yélé was soliciting designs for a music studio and community center to be located in Cité Soleil, the poorest part of Port-au-Prince. John McAslan, a partner for the architecture firm sponsoring the competition, said: “My ambition is that young architects from around the world will be inspired to create some fantastic designs for the music studio and by doing so, help build a better future for the young people of Cité Soleil.” (The competition has not yet been put on hold.)

Similarly, the “Make it Right” program is building hypermodern, disaster-resistant affordable homes in New Orleans’ Lower Ninth Ward. Despite enjoying celebrity architects and A-list backing from the Jolie-Pitts, the “Brad Pitt houses,” as residents call them, have been criticized as overly ambitious and unevenly distributed. Pitt defends his model as exportable—able to “work in any climate, any condition, any culture around the world.”

Haiti’s government will have to toe this line between public and private collaboration, and balance the growing desire to build the lasting, disaster-proof infrastructure of the future with the urgent humanitarian needs of today. “This is an opportunity to rethink major urban development problems and national development problems,” says Davis. “I don’t mean to say the physical is not important, but it’s not everything.”

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(*) Dayo Olopade is Washington reporter for The Root. Follow her on Twitter.

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